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La vie de NTBF

Des jeunes filles de Solidarité Marthe et Marie initiées en informatique
publié le mardi 8 septembre 2009 par Blaise

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Du 20 au 31 juillet, des jeunes filles de Solidarité Marthe et Marie ont été initiées en informatique par des formateurs de l’association Nouvelles Technologies au Burkina Faso. Nous assistions ainsi à la remise officielle des attestations le mardi 4 août au sein même du CIJEF (Centre d’Information des Jeunes pour l’Emploi et la Formation).

Faire en sorte que le maximum de burkinabé se familiarise avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), tel est le combat quotidien de l’association NTBF (Nouvelles Technologies au Burkina Faso). C’est en ce sens qu’elle a eu l’occasion de former des jeunes filles de l’association Solidarité Marthe et Marie (SMM). Ce sont de jeunes filles fières d’avoir échappé à l’analphabétisme du 3e millénaire, et déjà rêveuses de pouvoir retransmettre le savoir acquis aux autres filles de SMM ! Et au nom de toutes ces jeunes filles la présidente de l’association, Sylvie Dikoudogo, a dit merci. Merci aux formateurs de NTBF, à SMM et au CIJEF, trois institutions qui se sont données la main pour atteindre ce résultat. Aussi pour l’Abbé Dominique Yanogo que les jeunes appellent affectueusement « Papa », c’est la vérification de l’adage qui dit que l’union fait la force.

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L’Abbé Dominique est le fondateur de SMM, toujours au four et au moulin pour faire parvenir l’aide là où la société et surtout la jeunesse en a le plus besoin. Il est à la base de plusieurs institutions proches de la jeunesse et aujourd’hui à côté de son statut d’aumônier il est à la direction de TV Maria (télévision catholique sise dans la cours de la Cathédrale de Ouagadougou). L’association SMM est un canal de soutien moral, financier et social à des jeunes filles qui appellent « à l’aide » pour l’école, quand leur scolarisation est menacée d’interruption pour des raisons non-académiques. Elle existe depuis les années 1980 et, au-delà de sa nature confessionnelle, elle est ouverte à toute personne désireuse d’œuvrer dans son esprit de solidarité, pour l’appui aux filles élèves et étudiantes en difficulté graves.

En parlant de solidarité et donc de partage, l’association qui a dirigé cette session de formation en a fait aussi son apanage. En effet NTBF est une association qui veut vulgariser les TIC au Burkina Faso. Et pour ce faire elle forme bénévolement les écoliers, et s’occupe en partenariat avec le CIJEF des jeunes qui viennent s’adresser à ce centre. L’association est née en 2002 sous l’action de son actuel président M. Younoussa Sanfo. Son but était d’abord de collecter et acheminer des machines et fournitures informatiques de la France au Burkina. Puis pour une meilleure utilisation de ce matériel et une plus grande efficacité de ses actions, l’association s’est scindée en deux parties : une en France pour la collecte et l’envoi, et l’autre au Burkina pour la sauvegarde et la formation des jeunes. Au Burkina il y a un siège à Ouagadougou et un autre à Bobo en attendant d’atteindre d’autres localités. NTBF est aussi fortement tournée vers la recherche et la vulgarisation de logiciels libres, en les adaptant aux besoins des utilisateurs burkinabè. Un bon exemple de logiciel libre en traitement est le présent projet d’adaptation de Gcompris que l’association s’atèle à mettre au niveau des écoliers burkinabé. Gcompris est un logiciel éducatif qui comprend un ensemble d’activité le plus varié possible pour enfants de 3 à 8 ans, couvrant les domaines de l’apprentissage de l’ordinateur, souris, clavier, les domaines d’enseignement généraux, lecture, écriture, langues vivantes, algèbre ainsi que des activités diverses comme des jeux de mémoire, de compréhension du fonctionnement d’une écluse, ...

En somme, beaucoup de moyens sont mis en œuvre pour que les NTICs soient connus du maximum de personnes et surtout de la gente féminine dans un pays où la majorité de la population manque encore d’alphabétisation et d’éducation scolaire. Les actions qui prennent en compte les enfants dès leur jeune âge sont à encourager car, dit-on, c’est l’avenir de la nation. Cependant, il ne faudrait pas oublier de leur enseigner qu’avec les NTICs et notamment Internet ils entre dans un monde dangereux quoiqu’instructif ; même si « Qui ne risque rien n’a rien… »

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Stella NANA