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    La fracture numérique Nord-Sud : le cas de l’Afrique
    publié le vendredi 6 février 2009 par Philippe

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    Fin 2008, l’émission de France-Culture « Place de la Toile » évoquait la fracture numérique en Afrique. L’occasion de rappeler l’importance du rôle des Etats dans la mise en place de politiques numériques. Infrastructures, équipements et usages sont abordés par les invités.

    Pour débattre de ce sujet, « Place de la toile » avait convié :

    Annie Chéneau-Loquay. Directrice de recherche au CNRS-Centre d’études d’Afrique Noire, responsable du programme Africanti et coordinatrice du gdri Netsuds, Olivier Sagna. Maitre de conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Secrétaire général d’Osiris l’observatoire sur les systèmes d’information, les réséeaux et les inforoutes au Sénégal, Jean Pouly. Directeur de l’Agence mondiale de solidarité numérique, Vincent Kragbé Gadou. Conseiller Spécial du Président de la République de Côte d’Ivoire, et Président Directeur Général de Vitib SA.

    En matière de nouvelles technologies, l’Afrique a connu l’explosion du téléphone mobile : plus de 200 millions d’Africains seraient possesseurs d’un portable. Ce développement considérable correspondait à un besoin de communication et d’échange de la population. Selon les invités de France Culture, ce serait cependant l’arbre qui cache la forêt. Un exemple ? Au Sénégal, seulement 0.43% de la population serait connectée en ADSL. Or, l’ordinateur est toujours incontournable pour visionner les contenus, adresser des données, apprendre ... Il y a donc de gros efforts à faire pour déployer les infrastructures. L’etat doit intervenir car seules les zones densément peuplées intéresseront les opérateurs privés. Certes les ONG sont capables de monter des micro-projets mais cela restera marginal en terme de résultat, comparé à ce que peuvent mettre en oeuvre des politiques nationales. Or, les gouvernements disposent de peu de ressources et n’ont pas tous la volonté politique de s’engager, comme l’a fait le Sénégal.

    Les invités ont insisté sur les particularité de l’Afrique en matière de NTIC.

    En premier lieu, il convient de constater qu’il existe une tres grande disparité numérique entre le nord et le sud de l’Afrique dont les taux d’équipement se rapprochent des pays occidentaux et l’Afrique sub-saharienne qui est très en retard. Ensuite, il convient de noter l’importance de l’économie informelle dans ces pays y compris pour le développement des NTIC (cf les nombreux cybercentres qui se sont multipliés en zones urbaines). Lorsqu’on parle de fracture numérique il faut également penser à celle, très forte, existant entre la ville et les campagnes sous équipées. Il faut également voir, que contrairement à ce qui se passe chez nous, l’équipement informatique en Afrique est avant tout collectif, le cout d’accès individuel étant souvent prohibitif. Le domaine des NTIC en Afrique est également marqué par l’économie de l’occasion. De nombreux ordinateurs installés arrivent en fin de vie, ce qui pose le problème du renouvellement du matériel et de son recyclage. Peu de contenus sont adaptés aux réalités et besoins de la population et ceci pose également problème. Concernant les usages, il est constaté que l’ordinateur et ce qu’il permet de faire provoquent une curiosité certaine sinon un réel engouement auprès des africains. Il correspond à un besoin de communication et d’échange : on se connecte pour consulter sa messagerie, pour se faire des amis, pour jouer, pour suivre la fin du feuilleton vu à la télé, pour échanger avec la diaspora ... Cette dernière pouvant créer un réel effet de levier pour le développement des territoires d’appartenance (cf le rôle important des portails créé par les communautés maliennes).

    80 % des utilisateurs d’internet sont les étudiants et les jeunes. c’est donc sur eux qu’il faut miser pour la médiation entre les ordinateurs et la population et pour faire en sorte que les NTIC constituent un réel effet de levier pour le développement des pays.

    C’est ce qu’a compris NTBF qui, au Burkina, forme depuis quelques années maintenant cette population à l’usage des NTIC.

    Pour écouter l’émission : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=69175

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