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    Une toque pour les TIC

    Les brigades du libre !
    publié le mardi 6 avril 2004 par Florent

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    NTBF relaie une propositon pragmatique et concrète destinée à des passionnés du libre au Burkina : la création des brigades du libre !

    Les bureaux français et burkinabè de notre association ont validé la participation de NTBF à cette initiative. Nous nous associons donc à cet appel.


    Extrait de « l’appel du libre » de S. Ouedroago sur la liste de discussion Africa Net

    « Il faut donc créer une brigade de jeunes formés en LL [logiciels libres] équipés d’ordinateurs portables. ils iront de cyber en cyber pour convaincre les tenanciers de l’importance de cette approche.

    Je pense que l’on peut faire un plan de travail, à commencer par les universités, les écoles et ensuite les cybercafés. le premier travail consiste à faire une démo linux, à changer les serveurs en linux et laisser les postes clients sous windows. il faut donc montrer les avantages de ce type d’installation et déposer une machine test. Si le test est concluant, l’organisation va l’adopter. c’est un long processus.

    Dans un second temps, mettre des produits libres sur windows et habituer l’utilisateur Lamda à cela.

    Dans un troisième temps, changer quelques postes en linux et ainsi de suite, reduire le nombre de poste windows par centre et par cybercafé.

    Je donne approximativement un an pour ce travail.

    J’aimerai faire un tel essai à Ouagadougou. qui veut tenter une telle aventure aussi ? »

    ps : l’idée de brigade du libre peut bien donner, mais il faut des gens vraiement passionnés du libre. le résultat n’est pas immédiat, mais peut rapporter à partir d’une certain temps.

    Sylvestre Ouedraogo,

    Enseignant-Chercheur à l’Université de Ouagadougou

    UFR/SEG

    Responsable Association Yam Pukri

    Coordonnateur Réseau LIEN


    J’aime beaucoup les images employées par Sylvestre et sa « brigade du libre », c’est un long processus de sensibilisation qui peut s’amorcer et qui peut s’engager localement, modestement, empiriquement, sans l’annonce de gros projets ronflants annonçant la révolution et la délivrance tant attendue fruit des miracles des technologies de l’information et de la communication.

    Je m’accorde aussi avec lui sur les difficultés pratiques réelles de l’utilisation de LL sur le terrain en Afrique. Il parle du Burkina où « semble » (je dis bien « semble ») foisonner les initiatives autour du libre (ce n’est d’ailleurs pas le seul pays loin de là et les nombreux exemples très positifs existants sont à souligner) mais l’impact peut être au demeurant aussi décevant que prometteur : qu’on cite l’ABULL (association Burkinabè des utilisateurs de LL), le Labtic de l’INTIF (hébergé par l’Université de Ouaga non ?), les sensibilations/initiations de campus de l’AUF, à l’université, les activités à l’occasion des dernières FIA, ou encore le battage d’autres associations/entreprises de la place, les exemples sont légion. Je ne viens pas là critiquer les uns et les autres (bien au contraire je ne suis pas d’avis de jeter le bébé avec l’eau du bain), car pour chacun de ces exemples, que je connais bien, il y a là de très très bonnes initiatives.

    Il y a une vraie réflexion à faire concernant la mutualisation et la cohérence de toutes ces formes éparses de sensibilisation.

    Les affirmations suivantes, on les rencontre vraiment et elles peuvent être tout à fait justifiées (à quelques exceptions près on pourrait faire les affirmations strictement inverses, ce n’est pas le débat que je cherche à poser là) :

    - Oui, l’utilisation de LL est pour l’instant confinée à quelques mogos puissants, pas forcément disponibles,
    - Oui, le niveau d’utilisation d’un « démonstrateur » de LL (Linux ou autres...) n’est pas forcément à la hauteur et il se heurte parfois à sa propre incompétence,
    - Oui certaines associations essaient, se trompent, tatônnent sans pour autant arriver à convaincre,
    - Oui, le LL est un « produit idéologiquement vendeur » dans le petit tralala de la coopération (parce que par essence, c’est coopératif),
    - Oui certains LL sont mauvais, pas conviviaux du tout et moins performants que des LL propriétaires parfaitement rôdés à la prise en main « clé en main » justement,
    - Oui, certaines versions de LL (des distributions Linux très récentes par ex.) par exemple sont aussi quelquefois trop exigeantes pour des matériels âgés, et ne supportent encore pas toutes les applications,
    - Oui, utiliser uniquement des LL c’est faire des compromis pas forcément « utiles » pour l’utilisateur lambda,

    Mais la situation est la même de l’autre côté des forêts et des dunes !!! Vendre du vent, je suis d’accord est une mauvaise chose, mais essayer de se donner les moyens d’y arriver, doucement, en se trompant et en corrigeant, prend du temps.

    Je ne sais pas (et n’ai pas à affirmer une telle chose) si les LL sont une fin en soi pour l’avenir de la propriété intellectuelle informatique en Afrique.

    A mon sens, la vague qui porte le courant des LL nous mène plutôt vers une question majeure qu’il importe de se poser quand on constate l’arrivée massive de la technologie en particulier en Afrique :

    Quelle forme d’indépendance acquérir vis à vis de l’aliénation technologique que représente le copyright logiciel (libre et propriétaire) et plus globalement l’outil informatique qui en est le vecteur ? Quelle forme de dépendance induite par ces choix technologiques ?

    Le risque de comprendre les enjeux des LL, finalement, est minime :

    Réussir à s’affranchir de ce que la technologie « dite » moderne veut imposer, permettre de donner la possibilité d’un choix objectif (et non de facto économique) quant à la portée des logiciels à utiliser et plus généralement des produits informatiques à utiliser, propriétaires et/ou libres.

    Encore faut-il ne pas chercher à imposer « Le libre » mais en comprendre l’essence, avec ses contraintes.

    Je crois que c’est un proverbe zulu qui dit :

    « Ce qui est amer n’est reconnu tel que par celui qui goutte »

    Libre ou Propriétaire à chacun son amertume non ?

    Florent

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