Accueil - Nouvelles Technologies Burkina Faso
TIC en Afrique Internet et la solidarité internationale
  •  Etat des lieux de l’Internet burkinabè
  •  NTIC et éducation
  •  Publications sur l’Internet africain
  •  Des infos sur les asso 1901
  •  Des liens utiles sur la solidarité internationale

  • . Version texte du site
    . Admin

    Nouvelles Technologies Burkina Faso : pour l’intégration des TIC en milieu éducatif au pays des hommes intègres

    Recherche

    Contact

  •   Adhérer à NTBF
  •   Nous contacter
  • NTBF : Pourquoi ?

  •   Le Burkina Faso
  •   Le contexte
  •   Potentiel des NTIC dans le secteur éducatif africain
  • NTBF : comment ?

  •   L’organisation
  •   Le bureau BF
  •   Le bureau FR
  •   Les membres BF
  •   Les membres FR
  •   Les Partenaires
  •   Les statuts
  • NTBF : les actions

  •   Les actions en cours
  •   Les réalisations passées
  •   Les sites web des membres
  • NTBF : s’impliquer

  •   Conditions de stage
  •   Les ex-stagiaires
  •   S’impliquer en France
  • Communication

  •   Flash-info NTBF
  •   La vie de NTBF
  •   Les outils de communication de NTBF
  • Docs en stock

  •   A savoir
  •   Une toque pour les TIC
  • Entre nous

  •   Administration du site
  •   Comptes-rendus
  •   Outils libres collaboratifs
  •  

    Potentiel des NTIC dans le secteur éducatif africain

    Quelques éléments pour comprendre la problématique des NTIC dans l’éducation en Afrique
    publié le mardi 24 février 2004 par Emmanuel

    Note : les adresses email sont modifiées par un filtre antispam : le signe @ est remplacé par 3 caractères aléatoires, à supprimer et remplacer par @.
    Par exemple, remplacer contact ErT ntbf.net par contact@ntbf.net.

    Voici quelques éléments permettant d’apprécier le potentiel et de l’utilisation des NTIC dans le secteur éducatif en Afrique. Les cas de figure suivants semblent a priori adaptés à une utilisation positive de l’internet :

    1) La pénurie d’enseignants : le e-learning comme réponse De nombreuses matières ne sont pas ou mal enseignées en Afrique du fait de la pénurie d’enseignants. L’apprentissage en ligne (elearning) pourrait constituer une réponse à cette carence. De nombreuses expériences ont déjà été menées en ce sens par des organismes internationaux tels que le Réseau d’Appui Francophone pour l’Adaptation et le Développement des Technologies de l’Information et de la Communication en Education (RESAFAD-TICE) ou l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Ces expériences et la recherche sur le sujet ont conduit à distinguer formation à distance (qui utilise un panel large d’outils) et e-learning (qui utilise uniquement l’internet). Il est actuellement globalement admis que la stricte mise en ligne de cours ne consiste pas une réponse satisfaisante aux objectifs de formation.

    Point de vue de NTBF sur le sujet : l’enseignement en ligne en Afrique représente un potentiel certain. Cependant le terrain offre globalement un terreau défavorable aux expériences de ce type. La répétition d’expériences de formations en ligne est un idéal, mais la qualité importe ici plus que la quantité. Selon NTBF, il s’avère avant tout souhaitable d’œuvrer à la mise en place des conditions favorables à cet aboutissement, notamment en terme d’infrastructures et de compétences.

    2) La pénurie de ressources documentaires : l’accès aux ressources du réseau L’internet représente une réserve documentaire pour les étudiants africains. Pascal Renaud soulignait dans la revue Université en mars 1997, qu’en « Afrique francophone, par exemple, on constate qu’il y a très peu de bibliothèques, notamment universitaires, très peu de centres de documentation, et qu’ils sont tout à fait insuffisants en termes de contenus. Internet apporte donc quelque chose d’extrêmement précieux puisqu’il permet l’accès à une sorte de bibliothèque de taille considérable, qui recèle une bonne partie de la production scientifique mondiale. Beaucoup de richesses en anglais bien sûr, mais aussi en français. Sur le plan de l’apprentissage à la recherche personnelle, Internet pourrait devenir un instrument de formation essentiel pour le Sud. La capacité d’autonomie est déterminante pour monter une entreprise, pour diriger des équipes, pour développer des activités économiques, sociales ou politiques. Pour cela, il n’y a pas besoin d’investissements très lourds, mais de formation technique. Les cinquante ou cent ordinateurs de l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso deviendront, une fois reliés à l’Internet, des points d’accès à une immense bibliothèque virtuelle. Ils pourront servir à la documentation et à la formation de milliers d’étudiants ».

    Ce point de vue de Pascal Renaud peut sembler un peu enthousiaste mais il est certainement fondé sur le long terme. Il apparaît en effet que les ressources documentaires sont rares en Afrique francophone et que le réseau peut apporter une solution à cette carence. Cependant, cette utilisation du réseau nécessite un pré-requis : l’existence d’infrastructures qui permettent ces usages. En effet, il s’avère que la mauvaise qualité des infrastructures entraîne un faible débit qui contraint les internautes à utiliser principalement le courrier électronique.

    3) L’isolement et les coûts élevés des communications : la solution représentée par le courrier électronique Charlemagne Zannou, notait dans une étude réalisée en 2000, que les internautes burkinabè utilisaient avant tout le courrier électronique. Cette constatation nous amènera à nous interroger sur l’intérêt présenté par cet outil pour les étudiants et les chercheurs. Il semble que, dans le cadre universitaire, les échanges électroniques peuvent assurer des correspondances rapides et permettre aux chercheurs de prolonger les contacts liés lors des congrès internationaux. Les communications téléphoniques sont extrêmement coûteuses et de mauvaise qualité au Burkina Faso, le courrier électronique apporterait donc, a priori, une réponse peu onéreuse et fiable à ces besoins de communication.

    4) La formation des enseignants La formation des enseignants est minimaliste dans de nombreux pays d’Afrique. Les écoles de formation des maîtres et des professeurs pourraient améliorer la qualité des enseignements en mutualisant et en capitalisant leurs cours par une utilisation des TIC.

    En outre, les TIC pourraient contribuer à améliorer la qualité de la formation continue. L’éclatement géographique des enseignants ne leur permet pas de se rencontrer et d’échanger assez souvent. Là encore, l’internet pourrait apporter des réponses sous la forme de plate-forme d’échange et d’accès à des ressources pédagogiques.

    Autres versions de l'article Quelques éléments pour comprendre la problématique des NTIC dans l’éducation en Afrique

    Version imprimable de l'article : Quelques éléments pour comprendre la problématique des NTIC dans l’éducation en Afrique Version imprimable
    Version PDF



    Répondre à cet article